Mode clair

Ce qui me motive à faire des trucs

Publié le 17/09/2020Écrit par Vincent Finance

Catégorie : #réflexions

En parallèle de mes réflexions actuelles sur l'écologie, sur mon envie de voir d'autres horizons ou encore sur le minimalisme et le choix de vivre avec moins d'objets autour de moi, je souhaitais parler de comment j'ai découvert le monde de GNU/Linux et des BSD, et ainsi partager un peu ma motivation à "bricoler", à me lancer dans des projets en lien avec l'informatique (surtout en cette période compliquée). Le but de cet article ? Vous partager un peu mon engouement pour ce domaine et vous montrer un peu comment j'ai découvert petit à petit le logiciel libre et sa philosophie.

Un rêve de gosse

Toute cette histoire commence vers 2010-2011, au moment où ma mère installe notre premier accès Internet à la maison, avec l'aide de mon oncle Marc (le frère de mon père). À l'époque, seuls deux opérateurs (Orange et Free) arrivaient à fournir quelque chose de fonctionnel et on était encore en ADSL avec un débit de 3 Mbits/s, autant dire que c'était pas très rapide, mais ça suffisait.
J'étais assez jeune et j'essayais de me remettre rapidement de la mort de mon père (à cause d'un cancer), notamment grâce à l'achat de mon premier PC portable sous Windows 7. À ce moment-là, j'avais envie de découvrir plein de choses et je me baladais souvent sur Wikipédia, notamment via des recherches Google. Et par hasard, après avoir fait des recherches sur Windows en général, je suis tombé sur la page de Linux et j'ai alors découvert l'arborescence des différentes distributions. De fil en aiguille, sans trop que je puisse dire pourquoi, je me suis intéressé à Debian et Ubuntu.
Je me rappelle encore du favori que j'avais dans ma barre de Firefox !

Capture d'écran de mon Firefox en 2010 avec un marque-page Debian
Capture d'écran de mon Firefox en 2010 avec un marque-page Debian

En fait, ce qui m'intéressait à l'époque était l'envie de partager quelque chose, de me faire connaître auprès des autres et de faire quelque chose d'utile, notamment à cause du fait que j'avais un peu de mal à m'intégrer à l'école et que j'avais envie de découvrir une passion bien à moi !
À ce moment-là, je voulais une chose en particulier : un serveur Web pour publier mon petit site avec tout ce que je voulais et, pourquoi pas, créer une petite communauté autour de moi, de mon contenu et de Mario, parce que je jouais un peu avec la Wii qu'on avait reçue à la maison, en cadeau de Noël. Je rêvais de faire tourner Apache, vu que c'était connu et je me suis même amusé à installer WAMP sur un vieil ordinateur que je venais de passer en Windows 7 (un Dell Optiplex GX260 avec un bon Intel Pentium 4 et un 1 Go de RAM). Autant vous dire que j'ai rapidement compris les limites de cette tentative, vu l'écart entre la plateforme choisie et l'OS que j'avais installé et c'est alors que l'idée d'installer Linux m'est venue à l'esprit. Entre autres, je commençais à m'amuser un peu avec Ubuntu, notamment grâce à VirtualBox, un logiciel de virtualisation qui avait l'avantage de très bien fonctionner sur mon gros PC portable, et j'ai alors eu l'envie de faire le grand pas avec une installation en dur. J'ai rapidement installé la version stable de l'époque, la 12.04, sur cet OptiPlex récupéré par mon oncle dans son entreprise.

Au fur et à mesure, j'ai aussi commencé à utiliser Ubuntu en tant que système principal sur mon gros PC portable, notamment par la mise en place d'un dual-boot avec mon Windows 7 de l'époque. Après avoir notamment testé Kubuntu vers la fin 2011, c'est finalement la version classique sous Unity avec Ubuntu 12.04 qui resta pendant un long moment.

Capture d'écran de mon bureau sous Ubuntu 12.04
Capture d'écran de mon bureau sous Ubuntu 12.04

Le rêve de gosse d'avoir un ordinateur qui fonctionne en guise de serveur allait pouvoir se réaliser tout doucement, mais je ne me doutais pas que le chemin serait long.

Debian et Minecraft

Petit à petit, le mois d'octobre arriva et je découvris avec effroi mon premier bug majeur suite à une mise à niveau vers la 12.10 : un défaut d'affichage à cause de la carte graphique !
À partir de ce moment-là, je me suis mis à détester un peu Ubuntu et j'ai alors fait le choix de le remplacer par Debian en version 6 (Squeeze de son nom de code) avec notamment Gnome 2 comme environnement de bureau.

Capture d'écran de mon bureau sous Debian Squeeze 6
Capture d'écran de mon bureau sous Debian Squeeze 6

J'ai pu récupérer un autre Optiplex du même calibre que le premier, grâce encore une fois à mon oncle Marc et ses récupérations auprès de son entreprise et je me suis alors mis en tête d'installer Debian pour tester le tout. L'avantage de l'opération : ça tournait à peu près correctement sans trop consommer de ressources, vu qu'on est toujours sur du Pentium 4 avec 1 Go de RAM.

Néanmoins, la vraie magie n'est arrivée que plus tard par l'intermédiaire d'un jeu bien connu : Minecraft ! En effet, mon ami de l'époque jouait souvent à Minecraft et il m'a fait découvrir le jeu un jour où j'étais allé chez lui. Je voulais alors souvent jouer avec lui, mais je ne possédais pas de compte à l'époque et on ne voulait pas trop utiliser la carte bancaire sur Internet dans la famille. Du coup, j'ai fait un choix un peu plus orthodoxe : j'ai monté mon propre serveur Minecraft avec un compte chez Hamachi, un service de VPN en peer-to-peer. Le résultat de l'opération ? On pouvait enfin jouer à deux et on passait des heures entières à construire des trucs, tout en testant notamment l'installation de quelques services.
J'avais ainsi mis en place un petit blog Wordpress pour le plaisir de tester et pour épater les copains, même s'il était impossible d'y accéder sans être dans le même réseau que le PC en lui-même. En regardant ce que contenait mon dossier de téléchargements de l’époque (contenu que j’avais oublié avec le temps), j’ai même revu l’envie d’installer un forum, de développer des programmes en C et pleins d’autres détails qui n’ont pas l’air d’avoir de l’importance, mais qui ont joué quand même un rôle dans mon choix d’orientation pour le lycée.

Un réseau improvisé, un routeur gourmand et du Wordpress

Durant les premières années du lycée, j'ai rapidement eu envie de m'orienter vers la branche scientifique du baccalauréat. J'étais déjà un féru de sciences et j'aimais beaucoup bricoler, donc cela me semblait tellement évident que je ne jurais que par ça. Je pensais déjà m'orienter vers des études en rapport avec le monde informatique.
Sous cet optique, j'ai alors commencé à expérimenter un peu avec les PC à ma disposition et j'ai rapidement mis en place un réseau interne derrière le modem-routeur de la maison. J'utilisais un des trois OptiPlex comme routeur et j'avais installé deux cartes réseaux supplémentaires, une pour le réseau privé où se trouvait mon gros PC portable et une autre pour la future DMZ et mon futur serveur.
C'est à ce moment-là que j'ai découvert OpenBSD pour la première fois, puisque je l'avais installé comme OS principal pour faire cela. Je me rappelle même avoir posté un de mes premiers topics sur le forum du Site du Zéro, l'ancêtre d'OpenClassrooms, ce qui me permet notamment de savoir que j'ai utilisé la version 5.3 d'OpenBSD (on peut remercier le caractère archiviste de l'Internet).
Certes, il est évident que ce PC-routeur improvisé consommait beaucoup plus d'électricité qu'un routeur classique, mais l'objectif à l'époque était de me faire un peu les dents sur la compréhension du rôle du routeur, des zones de pare-feu et sur les protocoles IPv4 et IPv6, puisque j'ai aussi cherché à mettre en place ce qu'on appelle un tunnel 6to4, c'est-à-dire un tunnel permettant de connecter un PC en IPv4 sur un réseau IPv6 via une passerelle qui se charge de la conversion des paquets.

En parallèle, je cherchais également à mettre en place un serveur Web pour un projet de blog et pour publier enfin mon propre site. En faisant une recherche dans ce que j'avais posté sur différents forums ( et par exemple), je souhaitais avant tout mettre en place un système de conteneurs pour tout isoler et bien séparer les composants de mon site (je voulais aussi faire du mail à l'époque, mais je n'y connaissais rien encore). De ce fait, j'hésitais alors entre FreeBSD et ses fameuses jails et Debian avec la surcouche OpenVZ (un noyau patché qui est l'ancêtre de LXC). La raison voudra que ce soit Debian qui soit choisi au final, notamment parce que je possédais un magazine qui m'expliquait comment configurer OpenVZ simplement.

En ce qui concerne mon système principal, une certaine alternance est établie entre Arch Linux, une distribution en rolling release (publication par roulement perpétuel) avec comme caractéristique d'avoir les paquets les plus récents, Fedora que je découvre à peine à l'époque et Xubuntu, soit la version XFCE d'Ubuntu qui a l'avantage d'être légère par rapport à Unity ou KDE.

L'université ou l'entrée de linuxmario.net

Les années lycée se terminèrent pour autant sur un changement radical : au lieu de me consacrer à l'informatique et de poursuivre dans la voie scientifique, j'ai voulu faire un virage à 180° et j'ai entrepris de faire des études dans le domaine littéraire, ne serait-ce que pour développer mon amour tout récent pour la littérature et en apprendre sur une culture étrangère.
Il se trouve que j'ai alors choisi d'étudier le japonais à l'université Jean Moulin Lyon 3 et donc de quitter la Haute Saône pour descendre dans le Rhône. À ce moment précis, on entre alors dans une période charnière où les rêves d'un passionné vont peu à peu se transformer en réalité.

En 2016, j'ai fait notamment l'acquisition de ma première tour de PC qui sera dédié pour mes activités de serveur. C'est mon premier PC conçu pour ce type de tâches, donc la configuration que j'avais choisie correspondait parfaitement à m'envie de faire beaucoup de machines virtuelles et de faire tourner plusieurs services, dont un Nextcloud privé pour stocker mes documents. Par la suite, j'ai aussi récupéré une dernière tour qu'un de mes oncles n'utilisait plus pour la remixer en serveur de backup (elle sert aujourd'hui de PC familial chez ma mère et elle est sous Ubuntu GNU/Linux).

Photo de mes serveurs physiques à la maison familiale
Photo de mes serveurs physiques à la maison familiale

Suite à cet achat et après avoir fait quelques tests sur un de mes PC à la maison, j'ai alors choisi de louer mon premier serveur dédié chez Kimsufi et de créer enfin mon premier site Web (même si j'avais déjà créé plusieurs blogs avant sur des plateformes comme Wordpress.com ou bien Skyrock durant le collège). C'est ainsi que linuxmario.net naît le 31 juillet 2016 avec notamment l'article Premier démarrage qui sortira environ un mois plus tard.

Première capture d'écran de mon site linuxmario.net
Première capture d'écran de mon site linuxmario.net

L'origine du nom de domaine, et de ce pseudonyme par extension, remonte au moins à 2012/2013 lorsque je cherchais un pseudonyme original pour poster des choses sur les forums et réseaux sociaux. N'ayant pas eu d'idées sur le coup, je me suis inspiré de ce que j'appréciais le plus et j'en ai fait un mélange un peu étrange pour obtenir ce pseudo. Dès lors, il me suit partout et c'est pour cette raison que je l'utilise ici, parce que c'est plus simple de me trouver si j'utilise toujours le même nom partout (ce qui n'est pas pratique si on veut devenir anonyme par contre, mais c'est un autre sujet).

Japon et Raspberry Pi

De septembre 2017 à août 2018, pour ma troisième année universitaire, j'ai eu la chance de pouvoir partir au Japon pour y étudier grâce à un programme d'échanges et de vivre dans la banlieue d'Osaka pendant un an, dans la ville de Kashiwara. Là-bas, j'ai surtout mis l'accent sur mon apprentissage du japonais pour essayer d'améliorer mon niveau rapidement et sur quelques voyages dans la région (Kyôto, Nara ou encore Himeji) et aussi au-delà, avec notamment plusieurs haltes à Tokyo, un passage d'une journée au sanctuaire d'Ise (un des plus emblématiques du Japon) et une escale à Sapporo en été.

Côté informatique, je me suis limité à de la maintenance simple de mon site personnel et quelques expérimentations sur un Raspberry Pi 3 que je me suis fait livré par l'intermédiaire d'Amazon (les livraisons sont bien plus pratiques là-bas et se font beaucoup plus rapidement qu'en France). Je possédais déjà le modèle 2, mais je l'avais laissé en France et j'avais envie de me faire un petit serveur multimédia maison pour lire mes films et séries obtenues de manière parfaitement légale (ironie palpable, bien évidemment).
J'ai pour autant fait l'acquisition d'un nouvel ordinateur portable avec une propriété intéressante : la possibilité de le transformer en tablette tactile en retournant son écran, principalement pour essayer de me mettre au dessin numérique. Au final, je n'ai jamais vraiment dessiné avec, mais il est suffisamment léger et compacte pour en faire un compagnon de voyage idéal (surtout si on veut écrire quelque chose dans le train par exemple).

Durant cette période, j'utilisais Fedora comme système d'exploitation principal sur mes PC portables, vu que les paquets de cette distribution sont plus récents que ceux présents ailleurs (sauf pour celles qui sont en mode rolling release) et vu que j'avais une grande préférence pour les logiciels de chez Red Hat, préférence qui est toujours présente aujourd'hui, bien qu'elle soit plus faible à présent.

Capture d'écran de mon bureau sous Fedora 27 sur mon PC portable
Capture d'écran de mon bureau sous Fedora 27 sur mon PC portable

Le retour en France : le début d'une longue réflexion

Peu après mon retour de mon année d'échange au Japon, j'ai réussi à retrouver rapidement un logement sur Lyon avec notamment un changement majeur par rapport à avant : il s'agit cette fois d'un studio privé avec ma propre connexion Internet via une fibre optique.
Au moment même où j'ai emménagé, j'ai directement pensé à arrêter de payer mon serveur dédié chez Kimsufi et à tout installer sur ma tour dédiée directement chez moi, vu qu'un auto-hébergement viable et stable était enfin possible pour moi. Dès lors, j'ai rapidement récupéré une partie de mon matériel chez ma mère et j'ai installé mon petit environnement à Lyon. J'ai alors migré mes deux sites web chez moi et la situation perdure encore aujourd'hui.

Pour autant, cette nouvelle année universitaire a été une longue source de réflexion, vu que mes études s'approchent de plus en plus de la fin et que l'ombre de la vie active commençait déjà à faire son œuvre. Durant cette année-là, je me suis avant tout demandé si je souhaitais réellement à investir beaucoup de temps dans cette passion ou si je devais peut-être passer à autre chose. En fait, ma tête était souvent tracassée entre les choix que les personnes que je croisais dans mon quotidien (dans la vie réelle et sur les réseaux sociaux) et les miens et j'avais du mal à me projeter dans un futur proche, notamment dans le monde professionnel. Ainsi, alors que ma première année de master s'écoulait tranquillement, j'avais du mal à m'investir à fond dans les études et j'avais surtout envie de faire autre chose, voire de changer complètement d'horizon. Heureusement, j'ai eu la chance de rencontrer les bonnes personnes durant cette année-là et j'ai eu plusieurs récits d'expériences qui m'ont poussé alors à terminer mon année en cours et à partir en année de césure (l'équivalent d'une année sabbatique à un détail près, vu qu'on est obligé de s'inscrire à l'université en début d'année scolaire et qu'on doit reprendre ses études l'année suivante).

Durant cette période, j'ai néanmoins pris le temps de retravailler mon blog personnel pour lui offrir un thème plus léger, plus beau et surtout responsive, puisque je voulais avoir un site confortable et adapté aux petits écrans. Pour l'anecdote, il est tout à fait possible d'accéder à mon blog sur un téléphone de type Nokia 216, soit un téléphone équivalent à un modèle de téléphone de 2006 et compatible 3G seulement !

Mon blog sur un téléphone portable Nokia 216
Mon blog sur un téléphone portable Nokia 216

Dans le même temps, je préparais également mon deuxième gros projet, à savoir la création et la gestion d'une plateforme de messagerie électronique et de stockage en ligne. L'idée de créer cette plateforme est apparue vers 2017 lors de ma visite aux RMLL (Rencontres Mondiales du Logiciel Libre), durant une des conférences données par des personnes de chez Framasoft. À cette époque, il était question de créer un collectif réunissant entre autres des petites entreprises, des hébergeurs associatifs et des particuliers pour fournir des services en ligne et avec comme objectif principal de fournir une alternative crédible à Google, Apple et compagnie. Ce projet de collectif est d'ailleurs devenu aujourd'hui le collectif CHATONS et a bien grandi depuis sa création et cette première conférence des RMLL.
À la suite de cette rencontre et des conférences auxquelles j'ai assistées, je me suis lancé comme objectif de créer une plateforme d'hébergement et j'avais déjà réservé un nom de domaine dédié, mais rien d'autre n'avait été fait jusque là. Et c'est précisément durant mon année de master que j'ai choisi de mettre cela en place et de faire les premiers tests. Bien entendu, cela s'est fait progressivement et il a fallu un moment avant que le site ne soit opérationnel, mais cela m'a permis entre autres de progresser en HTML et en CSS et de mettre au point des thèmes responsives !

L'année se termina alors sur une note un peu amère avec notamment une évaluation assez dure pour mon mémoire bibliographique (en gros, un prototype du mémoire que je dois rendre au bout de mes deux ans de Master), évaluation qui était méritée étant donné que je n'étais pas très motivé par mon travail universitaire.

La césure ou la période de floraison

Dès la fin de mon année universitaire, la première chose que j'ai cherchée à faire était de changer d'air et de trouver rapidement du travail, notamment pour valider ma première année de Master. Parce que oui, j'avais beau faire un Master spécialisé dans la recherche universitaire, je devais avoir de l'expérience professionnelle (ce point a même choqué un de mes recruteurs, car il pensait que je fais un Master professionnel) et l'administration partait du principe que les étudiants faisaient tous des jobs d'été durant leurs vacances (spoiler : c'est faux). Du coup, je passe par la case intérim et j'ai le malheur d'avoir entre-temps un petit accident de travail qui me force à avoir une attelle et à arrêter mon boulot, mais j'arrive quand même à en profiter pour faire un tour à Strasbourg et à valider mon année universitaire. Après m'être remis de cette entorse, je réussis à trouver du travail dans un centre d'appels lyonnais et j'entame alors une nouvelle partie de ce petit parcours : la découverte de la vie active.

Pour les curieux qui se demanderaient si je préfère la vie étudiante ou la vie en entreprise, voici ma réponse : les deux sont différentes et les deux sont appréciables, mais il est vrai que c'est un peu mieux de gagner son propre salaire. Voilà.

Durant cette année, de nombreux voyages étaient prévus et beaucoup de projets étaient sur le feu, mais la crise sanitaire qui perdure jusqu'à aujourd'hui m'a forcé à revoir mes plans et à tout remettre à plus tard, le temps que tout aille mieux et que de meilleures solutions soient trouvées.
Pour autant, mon côté geek en a profité pour se donner à fond et j'ai pris le temps d'écrire plusieurs articles de blog (de manière régulière !), de mettre à jour le thème de mon blog avec un système jour/nuit, de faire de nombreux tests sur mon site perso et de mettre officiellement en ligne ma plateforme d'hébergement dont le nom n'est autre que Automario. Pour ceux qui s'interrogent sur l'origine de ce nom, il suffit de prendre mon pseudonyme et de remplacer linux par auto pour faire référence au caractère auto-hébergé de mes services et vous avez le nom de la plateforme. La mise en ligne d'Automario a été pour moi une nouvelle grande étape dans mon parcours informatique, vu qu'il s'agit de mon deuxième gros projet dans le domaine et qu'il témoigne bien de ma détermination et des efforts que j'ai fournis depuis tout ce temps, même si cela reste pour l'instant un gros passe-temps.
J'ai également profité de cette période pour me pencher sur OpenBSD et redécouvrir ce système d'exploitation, notamment grâce à l'aide de la communauté française OpenBSD pour tous. À l'avenir et grâce à mon grand intérêt pour lui, je risque fortement de publier quelques articles en relation avec ce système et pourquoi pas l'utiliser en tant que système principal sur une de mes machines, sachant que le blog tourne déjà sous OpenBSD depuis quelques mois.

C'est enfin durant cette phase de transition que j'ai changé de système d'exploitation principal pour revenir à quelque chose de plus stable et de moins récent que Fedora, principalement à cause de problèmes avec Ruby 2.7. Je suis donc retourné sous Kubuntu 20.04 qui embarque une version récente de KDE 5 et une version de Ruby beaucoup stable à entretenir. Et pour l'anecdote, je dois bien avouer que KDE a fait beaucoup de progrès depuis la version 4 (qui était assez horrible) et que j'en suis plus que ravi de l'utiliser au quotidien !

Capture d'écran de mon bureau actuel sous Kubuntu 20.04, en train d'éditer des fichiers de mon blog
Capture d'écran de mon bureau actuel sous Kubuntu 20.04, en train d'éditer des fichiers de mon blog

Et demain ?

À travers ce petit voyage, j'ai pu vous parler un peu de mon envie d'apprendre des nouvelles choses et d'explorer le monde de l'informatique, notamment toute la culture associée au Libre, aux environnements basés sur Unix (ou grandement inspirés) et à ce qui compose une partie d'Internet en général. Mes rêves d'enfants et mes découvertes ont ainsi permis de forger une partie non négligeable de mon caractère et de ma personnalité et ont entraîné la création du blog que vous être en train de lire. Bien sûr, il me reste encore beaucoup de chemin à parcourir pour atteindre les idéaux que je me suis fixés et mon côté indécis n'aide pas forcément à créer quelque chose de stable, mais il est évident que tout cela n'est qu'un début et que cela m'ouvrira des portes que je n'aurais jamais pensé ouvrir auparavant.
En ce qui concerne ma plateforme Automario, elle risque de voir l'apparition d'un ou deux services librement accessibles, notamment pour faire face aux changements que le collectif CHATONS et que Framasoft souhaitent mettre en place et elle va continuer d'exister en tant que telle. Rien ne m'empêche ainsi de l'utiliser comme prototype pour d'autres projets.

Au final, le temps que j'ai passé derrière mon écran à bricoler et tester diverses choses m'a surtout motivé à continuer d'étudier et à toujours chercher à découvrir ce qui m'entoure, et ce même si j'ai choisi de faire une parenthèse littéraire dans mon parcours scolaire. Qui sait, je m'investirai peut-être beaucoup plus dans d'autres domaines et l'informatique sera alors un outil pour me permettre d'y arriver.

Si j'avais la possibilité d'envoyer un message à mon moi du passé, je pense que je lui dirais de toujours investir du temps dans cette passion. Certes, je pourrais gagner du temps pour faire autre chose et peut-être changer certaines mauvaises habitudes que j'ai toujours actuellement, mais quand je repense à tout ce que cela m'a apporté, je me dis que cela n'a jamais été une grosse erreur de bricoler des heures devant ma machine. Bien au contraire !



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