Mode clair

Mon infrastructure en 2020

Publié le 24/07/2020Écrit par Vincent Finance

Catégorie : #actualités

En plus de mes histoires de migrations et de bricolages, le sujet de cet article va porter sur le matériel que j'utilise au quotidien et sur mon infrastructure actuelle à la maison. Ici, vous aurez quelques explications sur ce que mes différentes machines et je vais vous montrer un peu comment tout ça fonctionne. Je me suis un peu inspiré de cet article de Daniel Jakots, vu qu'il avait choisi de présenter son infrastructure en 2019. Qui plus est, cela pourra aussi vous montrer un peu comment fonctionne AutoMario en interne et avec quel système d'exploitation en particulier.

À titre d'anecdote personnelle, presque tous mes PC sont nommés en fonction de noms de montagne (le nom de leur point culminant pour être exact).

Le pourquoi du comment

Avant de rentrer dans le détail et de décrire l'ensemble de mon matériel, je voulais expliquer rapidement les raisons qui m'ont poussé à héberger mes données sur des serveurs qui m'appartiennent.
L'idée principale concerne avant tout la confiance que j'ai envie d'accorder à un hébergeur. Ayant eu mon premier accès en 2010, j'avais envie d'explorer de nombreuses choses et je me suis rapidement installé via la création de multitudes de comptes sur des plateformes comme YouTube, Facebook, Twitter et consorts. Petit à petit, j'ai commencé à éparpiller des petites parties de moi un peu partout, jusqu'à arriver au point où je ne savais plus où je voulais être. En plus de cela, il y a également eu la montée progressive des divers scandales qui touchent actuellement les gros acteurs du Web comme Google, Amazon ou bien Apple, ce qui m'a poussé à remettre en question la confiance que j'avais envers eux. À la suite de tout cela, j'ai eu envie de reprendre le contrôle de ce que je publie et j'ai eu l'idée d'héberger une grande partie de mes données directement chez moi. Les études aidant à avoir un peu de temps libre, j'ai pu prendre le temps pour mettre en place mon infrastructure jusqu'à son état actuel.

La deuxième idée derrière ce projet n'est autre que l'envie d'expérimenter des choses et d'apprendre par moi-même. Par rapport à la méthode de travail que j'utilise en cours, je préfère directement tester les choses quand il s'agit d'informatique. Certes, la théorie est toujours importante pour moi, mais j'ai toujours préféré directement plonger les mains dans le cambouis, quitte à faire des erreurs et casser des trucs, plutôt que de passer des heures à comprendre un concept, même si je finis par y venir à un moment donné.
De ce fait, il est parfois plus simple d'avoir son propre matériel pour faire des tests et voir comment le tout fonctionne, même s'il existe des solutions originales comme les serveurs Tilde (c'est-à-dire des ordinateurs connectés 24h/24 et qui sont ouverts à tous via une console en ligne, pour faire court).

Enfin, la dernière raison qui m'a poussé à mettre en place, c'est tout simplement parce que c'est marrant. C'est comme si je réalisais un rêve de gosse (oui, il en faut pas beaucoup pour que je trouve ça marrant) !

Les machines

Altai (CentOS)

Au niveau de l’infrastructure, il s’agit d’un serveur privé virtuel hébergé chez un FAI associatif, à savoir Alsace Réseau Neutre.
Son principal objectif consiste à faire de la redondance : c’est lui qui stocke les sauvegardes des données des serveurs d'automario.eu, ainsi qu’un serveur mail de secours qui se charge de stocker les messages en attente quand le serveur principal n’est plus en ligne. Au niveau matériel, il possède un seul CPU dédié, 2 Go de RAM et un disque de 200 Go, ce qui est à la fois modeste et suffisant pour son usage actuel. Il tourne actuellement avec la version 7 de CentOS.

Son nom est dérivé d’une chaîne de montagnes séparant la Russie et le Kazakhstan.

Everest (Ubuntu Mate)

Il s'agit de mon Raspberry Pi 3 modèle B+.
Acheté dans l'optique de faire quelques projets en lien avec de la domotique, je l'ai longtemps laissé de côté avec son petit frère, un Raspberry Pi 2. Ce dernier ayant été donné au frère de ma petite amie, j'ai gardé ce modèle pour sa puissance (la version 4 n'étant pas encore sortie au moment de ma décision). Sa seule fonction, pour l'instant, est de faire tourner un environnement de bureau miniature pour un usage occasionnel. Il fonctionne à l'aide d'une version ARM d'Ubuntu Mate avec OpenBox.

Son nom correspond au point culminant de l'Himalaya.

Djebeltoubkal (OpenBSD)

Deuxième serveur privé virtuel de cette liste, il s'agit d'une machine que je loue pour héberger mon blog et faire quelques tests sous OpenBSD (notamment avec httpd et relayd pour la partie serveur Web).
Elle est hébergée chez obsd.ams, un petit hébergeur qui donne de façon récurrente de l'argent pour le projet OpenBSD pour chaque machine louée chez eux, soit une belle façon de soutenir ce beau projet sans efforts. Elle possède aussi une configuration assez modeste, mais cela me suffit amplement, surtout pour le prix !

Son nom correspond au point culminant du Haut Atlas, une chaîne de montagnes marocaine.

Fuji (Kubuntu)

Il s'agit de mon ordinateur portable le plus récent, vu qu'il a été acheté en décembre 2017 durant mon séjour au Japon, et le seul à avoir un clavier en QWERTY (version japonaise, avec quelques symboles en plus).
Il s'agit d'un Lenovo Yoga 720 en version 13", avec un écran tactile Wacom et un stylet fourni. Autant dire que son prix était assez élevé pour le coup, mais à juste titre : son atout principal est de pouvoir se plier entièrement et de faire tourner son écran à 360°, ce qui est pratique si on souhaite l'utiliser comme une tablette de dessin. La précision du stylet est relativement bonne, mais je n'ai pas eu l'occasion de m'en servir autant, vu que je n'ai jamais vraiment pris le temps de dessiner. Pour ceux qui aiment la prise de note, c'est un outil parfait !

Livré avec Windows 10 à la base, c'est Kubuntu qui fait office de système d'exploitation aujourd'hui. La principale raison ? C'est un système à la fois récent et suffisamment stable pour ne pas le réinstaller souvent ou bien pour ne pas avoir de bugs bloquants.

C'est avec lui que je fais mes bricolages quand je suis en déplacement. Son nom est celui du plus grand volcan du Japon (ce qui en fait donc son point culminant).

Kilimandjaro (OpenBSD)

Cette machine n'est autre que le serveur principal que j'utilise à la maison. C'est actuellement lui qui héberge notamment Automario.eu et tous les services que je propose au public.
Il s'agit de mon premier PC portable, acheté neuf en 2010, donc autant dire qu'il a vu beaucoup de choses depuis. Les nombreuses griffures sur son châssis souligne bien son âge. C'est avec lui que j'ai commencé mes premières expériences avec l'informatique, que ce soit en virtualisation avec VirtualBox ou encore ma découverte de GNU/Linux. Fourni avec Windows 7 au départ, il a souvent changé de système d'exploitation avec le temps, surtout lorsque j'ai commencé à accumuler quelques machines et à tester de nombreux systèmes et distributions.
Après tout ce temps, il retrouve enfin une utilité et il va tranquillement mener sa mission jusqu'à ce qu'il soit trop fatigué pour continuer. Il utilise actuellement OpenBSD comme système d'exploitation.

Son nom est dérivé de celui du volcan présent en Afrique du Sud.

Moldoveanu (MacOS / OpenBSD)

Une petite exception au sein de mon infrastructure.
Il s'agit d'un Mac Mini (2018) que j'ai acheté en 2019, du fait que je possède un téléphone de la marque à la pomme et que j'avai tout simplement envie de découvrir cet environnement de travail. Son usage actuel relève surtout à de la bureautique, du développement (mon blog a en partie été édité dessus) et un peu de montage photo, vu que j'ai aussi acquis un appareil photo compact avant de rentrer en France. En plus d'utiliser macOS, il me sert également de machine de test occasionnelle pour mes expériences sous OpenBSD, vu que le matériel est presque entièrement reconnu et que le tout est plutôt fluide pour un usage quotidien. Un disque dur externe se trouve au-dessus de lui dans ce but précis.

Son nom correspond au point culminant des Carpates roumaines.

Narodnaia (CentOS)

Il s'agit de mon serveur secondaire, un PC au format tour que j’ai assemblé moi-même en 2016.
Pour un serveur, il est relativement bien équipé et il comporte actuellement 6 disques dur de 2 To chacun, le tout étant configuré en RAID5 pour avoir un peu de sécurité en cas de panne. En premier lieu, il s’agit de mon NAS personnel où je stocke tous les fichiers non essentiels comme mes photos, quelques films, ou encore mes documents. En second lieu, c’est ici que sont stockées les données des utilisateurs de l’instance Nextcloud d’Automario. Vu qu’il y a beaucoup d’espace de stockage ici, cela me semblait plus simple de tout héberger directement ici pour assurer confortablement l’ajout de nouveaux utilisateurs. C’est également ici que sont hébergées les boîtes mails de la plateforme, et ce pour la même raison. Pour autant, j'ai prévu de migrer toutes les données sur Kilimandjaro et d'utiliser cet ordinateur de manière occasionnelle, notamment pour faire les sauvegardes.

Son nom provient du point culminant de l’Oural, une chaîne de montagnes russes faisant office de séparation entre l’Europe et l’Asie.

Conclusion

Et c'est ainsi que nous arrivons au terme de cette petite visite de mon infrastructure. J'espère que cela vous donnera des idées pour vos projets personnels ou bien que cela a attisé un peu votre curiosité. En tout cas, je trouve que je suis assez content de l'état actuel de mon infra, même si certaines choses restent encore à améliorer (au hasard, quelques numéros de ports ?). En attendant, je vais essayer d'encore améliorer un peu tout ça pour pouvoir proposer de nouveaux services très bientôt. N'hésitez pas à me contacter si jamais vous avez des questions ou bien des suggestions, je suis toujours à l'écoute de bonnes idées !


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