Tri et minimalisme

Catégorie : #reflexions

Tags : ideologies, liberalisme, minimalisme, politique, religions

En ce début d’automne, j’avais envie de vous faire part de quelques petites réflexions que j’ai eues dans le courant du mois de septembre et de vous résumer ça à travers l’article que voici.

Religion : un nouvel envol

Depuis un moment déjà, mes orientations religieuses ont radicalement changé par rapport à ce que je pensais quand j’étais enfant. Plus le temps passe, plus je m’éloigne de mes croyances originelles, à tel point que je suis devenu une personne agnostique.
Bien que j’aime taquiner les gens quand on parle de religion, je laisse libre cours aux croyances des autres et je me fiche pas mal des discours moralisateurs de ceux qui voudraient me remettre sur la voie de la croyance. J’ai beau avoir un pendant de ma famille qui est très croyant, j’ai su me détacher de tout ça et j’ai définitivement enterré le vieux barbu en qui je croyais.
Alors qu’aujourd’hui de nombreuses personnes essayent de retrouver la foi, j’ai préféré faire le choix de laisser tout ça derrière moi et de ne plus m’y intéresser. Cela ne m’empêche pas pourtant de faire quelques rites shintoïstes quand je suis dans un temple japonais, mais cela ne m’oblige pas à croire en quoi que ce soit.

Changement d’idéologie

Sur le même plan que la religion, les idéologies auxquelles j’adhère sont, elles aussi, en train de se transformer lentement. Alors que mes années de lycée ont été rythmées par une philosophie très orientée par une certaine vision du communisme, je constate que je m’éloigne de plus en plus de cette ligne politique pour me réorienter vers quelque chose de plus libéral.

Il est évident que ce changement de position risque de choquer certains de mes amis et de m’attirer quelques reproches, mais je pense qu’il faut regarder certaines choses d’un autre point de vue. De manière générale, le communisme sous-entend que tout le monde est égal et que l’on devrait tout partager, qu’il s’agisse de nourriture, de biens matériels ou de moyens de production. Concrètement, vous n’avez plus d’usines privées, plus de véhicules privés ou encore plus de maisons individuelles, mais des biens communs et partagés avec tout le monde. Pour certains, ça serait bien pour tout le monde, car plus de concurrence entre les gens pour obtenir quelque chose (vu qu’il n’y a plus de propriété privée) et donc plus de course au profit puisque tout appartient à tout le monde.
Seulement, dans les pays où ce mode de fonctionnement a été appliqué, on s’est également basé sur un élément émis par un certain Vladimir Lénine : on doit imposer une « dictature de l’ouvrier », c’est-à-dire un système où tout le pouvoir est remis aux ouvriers et à eux seuls. Dans la théorie, ça peut être une bonne idée de tout donner aux ouvriers, mais une question se pose : 30 millions de personnes qui gouvernent d’une main de fer, c’est pas un peu beaucoup ?
Du coup, comme ça semble irréalisable physiquement parlant, on adopte une solution simple et efficace : on élit un conseil qui représente les ouvriers ! C’est plus simple à contrôler et c’est plus facile de gérer une centaine voire une dizaine de personnes que des millions de personnes qui, de toute façon, n’y connaissent pas grand-chose (c’est ce que les représentants politiques pensent souvent des personnes qu’ils représentent). Néanmoins, il est toujours possible de corrompre ce groupe et il est même envisageable pour un de ses membres de profiter de la situation pour écarter les autres et prendre tous les pouvoirs en main. Ce fut le cas en URSS, l’un des quelques exemples d’application du communisme dans le monde.

Certes, on pourra me rétorquer que ce n’était pas du vrai communisme selon Marx (le père de ce mouvement) et que l’on attend toujours l’exemple parfait qui prouverait que ça marche. Mais, quand on voit les dérives possibles des états et leur volonté permanente de vouloir tout contrôler dans nos vies, on peut se dire à force que cet exemple tant rêvé n’arrivera sûrement jamais, quelle que soit la taille de la communauté concernée.

Bien que je n’ai plus d’avis tranché sur la question et que je cherche encore une alternative crédible à mon ancienne idéologie, il me semble évident que je commence sérieusement à me tourner vers la voie du libéralisme et vers une idéologie où il n’y aurait pas de groupe majoritaire qui domine les autres, mais des individus qui cherchent avant tout à défendre les libertés de toutes et tous sans empiéter sur la leur et sur celles des autres personnes. Mine de rien, il pourrait être utile de ne plus penser en partis, en groupes et en représentants, mais plutôt en ensembles d’individus. À voir avec le temps ce que cela donne.

Et pour ceux qui se demandent ce qu’est le libéralisme (et pas ce qu’on nous vend comme), je vous propose cet article sympa de 22Decembre.

(Re)prendre le temps

Depuis la fin du mois de juillet, j’ai choisi de faire une pause dans mes études pour me lancer durant un an dans le monde du travail et pour économiser un peu d’argent pour la suite de mes projets. J’ai alors eu la chance de trouver un emploi stable dans une société de permanence téléphonique, et ce plutôt rapidement. Si je devais résumer mon début d’expérience dans cette entreprise, je dirais que mes collègues sont sympathiques et l’ambiance de travail est bonne, même si certaines journées sont parfois un peu épouvrantes face à la réaction de certaines personnes qui nous contactent.
Néanmoins, alors que je travaille dans un environnement où la rapidité est le maître-mot, je redécouvre ironiquement l’art de prendre le temps et j’essaye d’être un peu plus patient dans ma vie quotidienne. Ainsi, je n’ai plus envie de me précipiter quand je suis face à un problème qui peut être résolu plus tard et je m’énerve moins face aux bugs que je rencontre.

Je me rends bien compte qu’aujourd’hui, la rapidité et l’excellence sont devenues des vertus indispensables dans notre monde moderne, surtout dans le monde informatique et celui des services. Il est vrai que peu de gens veulent utiliser un service qui ne fonctionne pas correctement et que la plupart veulent que les bugs soient résolus rapidement. Malgré tout, je tiens à préciser que ce sont des humains qui sont encore aux commandes et que eux aussi ont des besoins et des priorités qui sont parfois différentes de celles que vous avez.
On compatit, on écoute et on explique calmement le pourquoi du comment de la chose, mais un grand nombre d’utilisateurs veulent une réponse rapide, voire immédiate, à leur problème. Je suis encore parfois comme ça maintenant, mais j’ai constaté que cela ne résout rien, voire que cela ralentit le processus de résolution. Ironiquement, c’est en utilisant IRC et en attendant le lendemain que j’ai réussi à résoudre un problème grave qui était l’installation de mon serveur secondaire chez l’hébergeur associatif ARN !
C’est parfois en laissant du temps au temps que tout s’arrange !

Vous reprendrez un peu de minimalisme ?

Actuellement, une nouvelle tendance se propage lentement à travers les vidéos ou bien les articles de blog : le minimalisme. Dans nos sociétés où consommation et accumulation d’objets sont perçues comme des choses plutôt positives, de plus en plus de personnes décident de simplifier leur mode de vie, de ne consommer que ce qui leur est nécessairement utile et de posséder un minimum imposé d’objets. Cette nouvelle tendance, inspirée par les pays nordiques, n’est en fait pas si récente que ça (les Japonais ou les moines bouddhistes chinois expérimentaient déjà cette pratique) et est en passe de devenir un nouvel argument marketing, à l’instar de l’écologie ou encore du véganisme.
Pour autant, tout n’est pas aussi noir sur le tableau et force est de constater que ce mouvement se trouve être une très bonne source d’inspiration pour améliorer son quotidien personnel.

C’est, entre autres, à la suite de la lecture de cet article que je me suis grandement intéressé au minimalisme et que j’ai fait le choix de réduire progressivement le nombre d’objets que je possède, tout en changeant mon mode de consommation. En ce moment, je cherche avant tout à me débarrasser des choses que je n’utilise plus en les vendant ou bien en les donnant. Si aucune des deux voies n’est possible, j’envisage alors le recyclage et la poubelle comme dernier recours. Au niveau de mes achats, je cherche avant tout à me demander si cela m’apportera réellement quelque chose et si cela me sera encore utile dans quelques mois, voire dans quelques années. Cela m’arrive encore d’acheter des produits par pure envie, mais leur nombre est en diminution.
Concernant ma vie numérique, il m’arrive encore de m’inscrire à certains services, mais j’essaye de supprimer la plupart des services et applications que j’utilise peu souvent, pour économiser de l’espace de stockage et mieux contrôler où partent mes données personnelles. Car, après tout, on ne change pas les bonnes habitudes en un claquement de doigts !

Bien sûr, j’utilise encore les services de notre grand ami Google et de son petit frère Facebook, mais je constate avec intérêt que cela diminue grandement, d’autant que je possède enfin un serveur mail fonctionnel et bien configuré ! Il ne restera plus qu’à éliminer les derniers comptes qui dépendent de mon adresse Gmail, mais mon usage quotidien de YouTube risque de retarder la suppression de mon compte chez Google. Et puis, si je devais être pointilleux, je devrais aussi supprimer mon compte iCloud et ne plus utiliser mon Mac (l’ironie veut que cet article soit écrit avec lui d’ailleurs !). Mais, si on écarte cela, les progrès sont assez notables et cela m’encourage à continuer dans cette voie avec le sourire !

Pour conclure ces petites réflexions du moment, je dirais simplement qu’il est important de choisir des choses qui nous tiennent à cœur comme croyances et idéologies et de ne pas se laisser berner par des discours fabuleux, des discours jolis à entendre, mais bourrés de grossièretés. Mais ça, ça reste votre choix et votre choix seul.

Profitez bien de l’automne et à la prochaine !


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